Avec plus de 3 millions de trottinettes électriques en circulation en France et près de 600 000 ventes enregistrées en 2025, ces engins font désormais partie du quotidien urbain. Pourtant, une question revient régulièrement : faut-il les assurer ? La réponse est sans ambiguïté, et les sanctions en cas d’oubli peuvent être lourdes.
Une obligation légale que beaucoup ignorent encore
Depuis le 25 octobre 2019, les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) sont reconnus comme des véhicules terrestres à moteur par le Code des assurances. À ce titre, toute trottinette électrique doit obligatoirement être couverte par une garantie responsabilité civile automobile, qu’elle soit utilisée quotidiennement ou de façon occasionnelle.
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Un point souvent mal compris : l’assurance multirisques habitation ne suffit pas. Si elle inclut bien une responsabilité civile vie privée, celle-ci exclut les engins dont la vitesse dépasse 6 km/h, ce qui couvre la quasi-totalité des trottinettes électriques du marché. Certains contrats MRH proposent une option NVEI spécifique, parfois gratuite ou à 1-2 euros par mois, mais elle couvre rarement le vol de l’engin.
Depuis le 1er avril 2024, la vignette d’assurance et la carte verte ne sont plus exigées. La preuve de couverture est désormais vérifiée directement via le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), consultable par les forces de l’ordre lors des contrôles.
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Circuler sans assurance constitue un délit. L’amende forfaitaire s’élève à 135 euros, mais en cas de poursuite judiciaire, elle peut grimper jusqu’à 3 750 euros, avec immobilisation ou confiscation de l’engin. En 2024, rien qu’à Nice, 75 mises à disposition à l’officier de police judiciaire ont été enregistrées pour défaut d’assurance. Si un accident survient sans couverture, les conséquences financières peuvent être bien plus graves : une victime non assurée peut se retrouver à débourser plusieurs dizaines de milliers d’euros entre frais d’avocat et d’expertise.
Combien coûte une assurance trottinette en 2026 ?
Les formules disponibles sont variées, et les tarifs restent accessibles. Une responsabilité civile seule débute à partir de 3 à 5 euros par mois, soit environ 33 euros à l’année dans les offres les plus compétitives. Une formule incluant la RC et une garantie individuelle accident se situe entre 6 et 12 euros mensuels. Les contrats tout compris, couvrant également le vol et la casse accidentelle, oscillent entre 10 et 20 euros par mois.
Les principaux assureurs proposant des formules dédiées aux EDPM en France incluent MAAF, MAIF, GMF, Macif, Allianz, Groupama ou encore April. La souscription se fait en ligne, en quelques minutes. Attention toutefois : le vol et la casse sont rarement inclus dans les formules de base et nécessitent souvent une option supplémentaire, parfois assortie de conditions de stationnement.
Nice et les Alpes-Maritimes : un contexte local qui pousse à régulariser
La situation à Nice mérite une attention particulière. Depuis le 2 avril 2026, un arrêté préfectoral rend obligatoires le port du casque et du gilet réfléchissant pour les utilisateurs d’EDPM dans les Alpes-Maritimes. Cette décision n’est pas anodine : les sapeurs-pompiers du département ont réalisé 710 interventions impliquant un EDPM en 2025, contre 468 en 2023, soit une hausse de 51 %. À l’échelle nationale, 45 personnes sont mortes sur une trottinette en 2024, un chiffre qui a plus que quadruplé depuis 2019.
Pour les utilisateurs niçois, se mettre en règle passe donc à la fois par l’équipement et par l’assurance. Pour y voir plus clair sur les règles de circulation locales, le guide complet sur l’assurance trottinette électrique à Nice détaille les obligations en vigueur dans la ville.
Au regard des chiffres d’accidents et du renforcement des contrôles, souscrire une assurance reste aujourd’hui l’une des démarches les plus simples à accomplir, pour quelques euros par mois, avant de reprendre la route.

